André MALRAUX

 

« Inspiré à son auteur par son engagement dans la Guerre civile espagnole aux côtés des républicains, L’Espoir est publié chez Gallimard en décembre 1937, avant la fin de la guerre. Déroutant, dans ses premières pages en particulier, et peut-être par sa composition d’ensemble, complexe, dramatique (comme toute son oeuvre née d’une guerre), L’Espoir est aussi un grand roman de la fraternité : fraternité dans le combat, particulièrement lorsque la mort est proche, fraternité ressentie comme « le contraire de l’humiliation ».

(…)

Le premier volume de la trilogie de La Métamorphose des dieux a d’abord paru sous ce titre, en 1957, avant d’être réédité, vingt ans plus tard, sous le titre Le Surnaturel. Dans l’introduction, l’auteur distingue le « monde » de l’Apparence et celui de la vérité : pour les sculpteurs ou les fresquistes des grandes civilisations religieuses, « toute réalité humaine est apparence au regard du monde de Vérité que leur art a pour objet de manifester ou de suggérer ». C’est l’une des idées fortes du livre. »

(François et Michaël de SAINT-CHERON)

"Je dis qu'il faut apprendre le français dans les textes écrits par les grands écrivains, dans les textes de création ou chez les poètes et non pas auprès de documents qui portent déjà le rétrécissement du sociologisme, le rétrécissement des médias." Michel HENRY